Noroc Bucure?ti !
Nouvelles tribulations en Roumanie... Un pays étonnant, magnifique, mais pourtant pas toujours très facile à vivre au quotidien... Un mélange d'un peu tout, un peu d'architecture hétéroclite, de montagnes mythiques, de musique tzigane, de lourd passé communiste, d'agriculture passionnante, on secoue... Et hop : Bine ai venit in Romania !

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Pa pa pa pa pa Romania !!

Quoi quoi quoi ? Pa pa pa ?

Et si, je suis déjà repartie, vers Paris... De temps en temps un petit message de la Roumanie, une photo, un trou dans la rue et me voilà nostalgique ! Non pas que la vie roumaine ait toujours été une partie de rigolade ! A mes chers voisins, je vous plains, sincèrement, mais l'espoir n'est jamais loin et la lumière se fera un jour dans votre cher petit bloc bourg' si tranquille...

Les trous finiront par se boucher, les prix par monter, les façades par se ravaler, et Bucuresti je ne te reconnaîtrai plus. Tristesse pour moi, joie pour tes habitants qui te fuient toujours plus loin ? N'empêche, je reviendrai te voir, de temps en temps, histoire de voir. Peut-être oserai-je m'aventurer sur tes boulevards à pied cette fois, qui sait ? Peut-être que d'ici là les Roms ne seront plus des seulement Roms mais des habitants de la Roumanie aussi ? Rêvons un peu de plus de justice et d'égalité...

 

Il y avait encore tellement d'articles en préparation ! Alba Iulia, Ceahlau, Bucovini...Tant pis, qu'est-ce qu'un blog sinon une incitation à partir pour les autres ? Allez-y voir un peu si j'ai tout dit ! Car oui, la Roumanie est un beau pays.

A suivre...



Publié à 20:37, le 15/10/2011, dans Vivre en Roumanie, Paris
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Routes trip : Câlnic

A la sortie de la Transalpina, une église fortifiée nous tend les bras, enfin presque : après moults détours et retours dans Sasciori, demandant et redemandant le chemin, nous y arrivons enfin ! Ca y est, je peux quitter la Roumanie tranquilement, j'ai vu mon église fortifiée saxonne.

 

Calnic

Eglise de dehors.

 

Pour qu'on vous ouvre, suivez les clés sur les arbres, sonnez, essayez le sous-sol, visitez le sous-sol, remontez, essayez l'étage, pas si haut Victor !, frappez : c'était là ! Suivez la demoiselle, payer 4 lei pour les étudiants, ça y est vous êtes dans l'église.

 

 

Calnic

Eglise depuis l'intérieur.

 

 

Les églises de la région saxonne de transylvanie ont été fortifiées autour du XIIe, XIIIe siècle, après l'arrivée des Allemends dans la région (appelés Saxons, ne me demandez pas pourquoi), pour lutter contre les attaques des Turcs et des Tatares. A chaque assaut, les villageois se réfugiaient dans l'enceinte où des provisions avaient été soigneusement ammassées par les familles dans des celliers privés ou communautaires.

 

 

Autour de Câlnic

Village de Câlnic depuis la tour de l'église.

 

A Câlnic, l'église en elle-même n'a pas grand intérêt, mais les fortifications sont très bien entretenues et la vue sur le petit village autour depuis la tour est très sympa. Par chance, pas d'attaque ce jour-là, juste les assauts de la chaleur et du soleil, assez insuportables dans la voiture lorsqu'on redescend des sommets relativement frais de la Transalpina. Car la route continue après Câlnic...

 



Publié à 09:14, le 17/07/2011, dans A travers la Roumanie,
Mots clefs : câlnicéglisefortifiéesaxon
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Routes trip : la Transalpina

Une visite qui s'annule au dernier moment, un road trip de trois jours nait dans la foulée, normal. Départ franco-français samedi 7.00 am pétantes de Bucuresti, ou presque : direction la Transalpina ! La deuxième nouvelle route mythique de Roumanie, après la Transfagarasan, qui vient tout juste d'ouvrir. 

 

Mais tout d'abord, petite pause au monastère d'Horezu, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le Monastère de Horezu (Monastère Hurezi) fut fondé en 1690 par le Prince Constantin Brâncoveanu dans la Romanii de Jos, aujourd'hui la ville de Horezu, en Valachie. Il est considéré comme un chef d'œuvre du style "Brâncovenesc", connu pour sa pureté et son équilibre architectural parfait, la richesse de ses details sculptés, le traitement de ses compositions religieuses, ses portraits votifs, et ses peintures décoratives. Très joli !

 

 

Horezu

Monastère d'Horezu

 

 

None à Horezu

Ne serait-ce en fait un couvent ?

 

Et puis la route se poursuit jusqu'au pied de la fameuse route la plus belle de Roumanie, et c'est parti pour surfer sur les cîmes carpatiennes !! Départ de Novaci, arrivée vers Sebes (ou variante héhé)...

 

 

 La route vient d'ouvrir est s'avère être en très bon état, malgré toutes les possibilités fantasmées dans la voiture ! Enfin... au moins la première partie est goudronnée. Son nom provient de la partie des Carpates à travers laquelle nous montons : les Carpates Alpins. Home sweet home ? Et c'est troooop beau !!

 

 

Transalpina

Pause au sommet.

 

 

Flo

La route est bonne jusque-là.

 

 

Berger

Des bergers, des moutons...

 

 

Montagnes

Des montagnes... 

 

Le bonheur quoi !

 Après, il faut bien l'avouer, la route se gate : le goudron tout neuf disparait, la boue apparait !

 

 

Boue

Fin du goudron...

 

Lacul

... mais c'est pas grave, on en profite encore et encore !

 



Publié à 22:48, le 12/07/2011, dans A travers la Roumanie, Roumanie
Mots clefs : transalpinatransfagarasancarpatesroute
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Jardin botanique


Un véritable enchevêtrement de petites allées, de grandes, parcourues par des couples, des familles, et surtout de futurs mariés qui viennent se faire prendre en photo dans ce cadre idyllique, on en croise à chaque arbre poussant devant une marre ou une fontaine !

Après quelques semaines de travail intensif à Bucuresti, un petit peu de verdure s'impose. Pour cela, rien ne vaut le jardin botanique, dans le quartier de Cotroceni : un véritable havre de verdure et de tranquillité, de nature à l'état sauvage, de tortues, fleurs, roses, pruniers... Un petit paradis au centre de la ville, qu'on en oublierait presque.

 

 

Into the wild

Into the wild... en plein Bucuresti !

 

 Des prairies entretenues, des broussailles pleines de mauvaises herbes, des sentiers où la végétation reprend le dessus sur le tracé humain... 

 Un véritable enchevêtrement de petites allées, de grandes, parcourues par des couples, des familles, et surtout de futurs mariés qui viennent se faire prendre en photo dans ce cadre idyllique, on en croise à chaque arbre poussant devant une marre ou une fontaine, à chaque champ de roses, magnifiques par ailleurs.

 

 

roseraie

La roseraie.

 

 

 Entre les odeurs et la tranquilité, tout le monde se détend ici, même les tortues !!

 

 

Tortue détendue

Aaaah ! Même les tortues sont détendues ici...!

(cf la patte arrière gauche)

 

Mais Bucuresti reste Bucuresti, une cheminée ne tarde jamais à repointer le bout de son nez entre l'immensité du ciel bleu et le vert des chènes qui poussant en bordure du parc.

 

Cheminée

 

Mais c'est bien ça qui fait tout le charme si spécial de la ville non ?

 



Publié à 21:50, le 3/07/2011, dans Bucuresti, Bucarest
Mots clefs : cotroceniroseraietortuebotaniquejardin
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Ballade dominicale

 

Un dimanche après-midi, petite ballade, en chemin dans Bucuresti.

A deux pas de chez moi, il y a un endroit très particulier que j'adore, très  : des arcades, au pied d'une grosse barre de bloc : une succession d'entrées de cages d'escalier occupées sur le côté par de petites boutiques vendant principalement de la bière fraîche, des chips. Pas de yaourt, pour l'avoir experimenté en urgence "sauce au yaourt - pa pa pik nik".

Une succession d'entrée donc. Première entrée, une homme dort allongé à même le sol, sans autres possessions que ses vieux habits ; odeur de vieil alcool et de saleté rance. Magasin de chaussures de luxe. Deuxième entrée, un énorme chien errant se repose paisiblement, la truffe posée sur sa patte. Pâtisserie turque clinquante. Troisième entrée, une femme verse du lait pour nourrir les chats et chiens alentours.

Choquée. Choquant ?

 



Publié à 21:20, le 3/07/2011, dans Bucuresti, Bucarest
Mots clefs : baladebucarest
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La (très) petite agriculture roumaine...

 

L'agriculture roumaine a cette particularité d'être "duale", comme on dit : d'un côté les très (très) grands, jusqu'à 60 000 ha (!!!), de l'autre les très petits avec 43% des agriculteurs roumains exploitants moins de 1 ha (Eurostat 2007), je vous laisse imaginer le problème, on se croirait au Brésil ! Notre brave modèle français de ferme familiale d'une 60ne d'hectares n'existe pour ainsi dire pas, il y a comme un creux dans les tailles de SAU, entre 10 et 100 ha.

 

 

petits

Petite ferme des Maramures.

 

 

A cela s'associe une montagne de problèmes, vous vous en doutez, sinon ce serait trop facile. Lorsque vous rencontrez des gens des différents ministères roumains, ils n'ont qu'un seul mot à la bouche : "restructuration". Il s'agit donc de guider les petites fermes vers une "restructuration" et donc un agrandissement, qui devrait leur permettre d'atteindre une taille économiquement viable. On peut s'en douter, une ferme de 1 ha ne vend rien ou presque : il s'agit d'un état qu'on appelle la subsistance, stricte ou non. Un type d'agriculture, si on peut appeler cela de l'agriculture et non du jardinage, presque entierement recentré sur lui même, pas producttif du tout et ne vendant donc rien ou presque à l'exterieur. Ajoutons à cela que ces agriculteurs sont très âgés, l'agriculture en Roumanie jouant en fait le rôle d'une pension de retraite, pensions de retraite qui sont en Roumanie nulles ou innexistantes. Le problème ne serait-il pas en fait d'améliorer le système de retraite roumain ? Forcément en ayant travaillé au noir toute sa vie, à la fin, on n'a même pas pas grand chose, on n'a rien.

 

 

Meules dans les Maramures

Meules dans les Maramures.

 

Le problème de la restructuration de l'agriculture roumaine se pose à un autre niveau : comment assurer l'avenir d'une agriculture où les jeunes représente moins de 3% des agriculteurs ? En nombre, ils ne seraient en fait pas si peu nombreux, rapport au nombre de vieux en face : 50% des bénéficiaires des aides de la PAC en Roumanie ont plus de 60 ans, 25% plus de 70 ans... Mais 70% des jeunes exploitent moins de 2 ha (!!) et la plupart n'ont pas reçu de formation agricole adéquate, pour la bonne raison que cela n'existe pas : il n'y a en Roumanie aucun intermédiaire entre le bac et le diplôme type "ingénieur". Pour les jeunes, au vue de la situation du parcellaire, il est très difficile de s'aggrandir, les chiffres parlent d'eux-même. Je n'ai jamais rencontré ici un jeune qui étudiait à Bucarest ou dans une grande ville me dire qu'ensuite il voulait retourner vivre dans le petit village d'où il vient. Par contre, beaucoup vont s'approvisionner chez leurs parents ou grands-parents en nourriture.

 

charrette

 

 

D'où le problème de poser les bases d'une agriculture "professionnelle", différente de celle qui amuse le touriste dans la campagne reculée lorsqu'il voit un vieil homme labourer avec un âne à la charrue. Sans pour autant dire que c'est mal de labourer à la charrue, loin de là mon idée bien-sûr, mais quel jeune actuellement voudrait sérieusement décider, après des études en ville, de retourner à la campagne cultiver une toute petite surface dans une zone où il n'est pas sûr de trouver une bonnne école pour ses enfants ? En tout cas c'est la question que je me pose.

 

 vaches

Scène du soir dans un petit village.

 

La petite agriculture présente de très nombreux avantages, il est pour moi très important de la préserver d'une trop grande "restructuration" telle qu'elle est parfois annoncée : agriculture moins intensive, production à proximité des consommateurs, systèmes plus autonomes, preservation des paysage et de certaines techniques... Cependant, un intermédiaire est certainement à trouver, entre la ferme de subsistance et la grande entreprise commerciale. Entre 1 et 20 ha, une commercialisation peut déjà être envisagée, une qualité de vie améliorée pour l'exploitant. De quoi attirer de jeunes roumains vers ce très beau métier.

 



Publié à 14:16, le 3/07/2011, dans A travers la Roumanie, Roumanie
Mots clefs : roumanieagriculturefermepetit
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Visite à une "petite" exploitation roumaine...

 

Dans le cadre de mon stage, étude de la réforme de la PAC, et des nombreuses modélisations associées, il est parfois bon d'enfiler ses bottes et de tâter un petit peu le terrain du pied. L'agriculture roumaine est passionnante à étudier ! Et c'est bien pour ça que je m'éclate dans mon stage !

Donc. Après l'envoi d'un petit questionnaire aux 30 plus gros bénéficiaires de la PAC roumains, première réponse : direction le sud, une petite exploitation de 13 500 ha. Il est toujours intéressant de parler en direct avec les agriculteurs, lors d'un petit tour de plaine d'environ 2000 ha. Et non, je ne m'y habituerai pas à ces tailles pour moi démeusurées, qui cachent pourtant bien d'autres choses, en dehors du chèque énormissime qu'envoie chaque année l'agence de paiement roumaine.

 

 

Ferme

 

 

Souvent montrés du doigt, les grandes fermes roumains sont souvent issues de grandes fermes d'Etat de la période de Ceausescu, dont les terres ont été redistribuées avec plus ou moins d'équité.... (sans autre commentaire). Il s'agit maintenant de grands, que dis-je, d'énormes groupes !  Certains sont totalement intégrés, du champ à la boulangerie. Certains font du béton, d'autres de l'éthanol, des activités variées comme on peut le voir. En tout cas en Roumanie, par rapport à la multitude de petites exploitations, ce sont eux qui produisent massivement le blé qu'on retrouve dans notre pain quotidien du matin à la boulangerie.

Contrairement à ce qu'on peut penser, ces grandes exploitations ne son pas si intensives qu'elles ne pourraient l'être, d'où la nécessité d'être très grandes pour jouer sur la quantité : le climat roumain est continental, avec de fortes périodes de sécheresse, une pluviométrie plutôt faible par rapport à la France. Bref, un rendement moyen pour le blé autour de 35 q/ha, soit la moyenne du rendement en blé en France, où le rendement en conventionnel est... trois fois plus élevé.

 

 

Blé

 

 

 Une autre caractéristique très importante de la Roumanie est la nécessité pour les grandes exploitations d'employer une armée de gardiens pour empêcher les vols en tout genre : matériel, sac de blé, produits phyto... Certains font appel à des sociétés externes de gardiennage, ce qui a un coût élevé : on m'a annoncé 7% des charges à l'hectare, et encore, je pense que c'est sous-estimé. Si si, en Roumanie, les cargaisons des camions de blé disparaissent mystérieusement derrière la moindre butte, les tracteurs se volatilisent... C'est un réel problème, encouragé par la présence d'un marché noir très développé, estimé à 1/3 du PIB : le voleur trouvera toujours un acheteur. 

Et je peux vous affirmer que pour une ferme de 10 000 ha, le tracteur qui disparaît n'est pas un petit Massey de 60 chx datant des années 60 ! La puissance du matériel utilisé est énorme, on m'a parlé de passer à plus de 300 chx ! Sans parler de la largeur de travail... Enfin, sur une telle surface, un tracteur est très vite rentabilisé, contrairement au même en France, mais où les agriculteurs bénéficient de fenêtres météo plus courtes, d'où la tendance au suréquipement actuelle : la fenêtre de récolte ou de semi, il y a intérêt à ne pas la rater.

 

 

Tracteurs

 

 

 Autre chose "amusante" en Roumanie, la structure du parcellaire : imaginez une exploitation de 13 500 ha avec 10 000 contrats de fermages à gérer, d'une durée de 5 à 10 ans !! Et oui, les propriétaire possèdent souvent moins de 1ha de terre... Les grands sont obligés d'employer des personnes à plein temps pour s'occuper de ça ! La concurrence étant rude et les contrats extrêmement courts, les prix sont très élevés dans toute la Valachie, la grande plaine agricole du sud de la Roumanie, jusqu'à 10 quintaux de blé par hectare selon mes souvenirs. Sur un rendement moyen de 35q/ha, ça commence à peser.

 

stockage

 

Anciens bâtiments d'élevage d'une ferme d'Etat reconvertis pour le stockage des récoltes.

(qui entrent chez certains par le toit, qu'on perce pui rebouche)

 

Alalala... Il y a tellement à dire là-dessus... J'oubliais de préciser : des montants d'aides de la PAC qui se comptent parfois en millions d'euros ! Ca fait rêver, non ? Néanmoins, très souvent les grands groupes bénéficiaires sont en fait divisés en différentes fermes, et non une seule énorme. Et puis, ils ont la surface associée, il faut le préciser. Alors plafonner en Roumanie, ne pas plafonner ? Telle est la question que je ne me permettrai pas de résoudre ici. Pour plus de détails, se réferer au pavé que je vais bientôt pondre, dans les 160 pages sur le sujet !

 

Sans compter que... je crois que je pourrais en discuter des heures de cette Roumanie !!

 



Publié à 14:06, le 18/06/2011, dans A travers la Roumanie, Walachia
Mots clefs : granddualitéroumanieagriculture
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Miracle à la salle de bain

 

Après un mois, 2 semaines et 6 jours, je tiens à annoncer que nous avons de l'eau chaude à l'appartement ! Un petit miracle tout droit sorti de l'incroyable imbroglio bien pâteux dans lequel nous nagions depuis quelques temps... à voir combien de temps il va durer, mais comme quoi tout arrive ! Patience et longueur de temps, quelques mails bien sentis, quelques antibiotiques et une visite chez le médecin, quelques allers et venues impromptues dans notre vie privée, enfin, ce qui pourrait être du domaine de notre vie privée sans les caméras de surveillance et les paires d'yeux et d'oreilles aux aguets dont nous semblons être entourées (iraient-ils jusqu'à vérifier nos poubelles ?), le tout ponctués d'insultes à peines voilées, et voilà la situation qui paraîtrait se normaliser quelque peu.

Personne n'a pénétré dans notre appartement sans notre accord depuis 24h, personne n'est venu couper la chaudière, pas de mail insultant, pas de porte qui claque à notre passage, pas même un petit cafard ! 

Enfin ! juste la tranquillité, mais pour combien de temps ?

 

 

 

Surtout rester polies ?...

 



Publié à 14:52, le 12/06/2011, dans Vivre en Roumanie, Bucarest
Mots clefs : chaudeeau
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En stop jusqu'à Peles

 

Un samedi de temps pas si excellent à Bucarest, nous décidâmes de partir en promenade dans la montagne. Un petit bout de carton, quelques traits de feutre, une petite heure de bus et nous voilà postées au Nord de Bucarest : c'est écrit sur le beau panneau, notre direction c'est Sinaia !

Petits moments de doute, les voitures vont tout de même très vite à cet endroit, qu'on nous a pourtant conseillé. On change ? On change ! Quelques centaines de mètres plus loin, l'entrée d'une station service semble plus propice. Nous retendons le panneau. Attente... Attente... Attente... Les voitures vont tout de même drôlement vite ici... Encore un peu, quelqu'un va bien finir par nous prendre !

Et oui ! Une voiture finit par s'arrêter ! Un couple de Roumains et une dame à l'arrière, bizarre. Je m'entasse à l'arrière avec les deux femmes pendant que Christelle passe devant, une bonne occasion de pratiquer son roumain. Les questions fusent et sont étranges : si on habite dans un appartement, seules, combien on paye... Mmmh...

Arrêt à Ploiesti, la femme restée muette descend et paye : tient donc ?

Arrêt à Sinaia, les deux autostoppeuses descendent et on leur demande de payer : tient donc ? Allez, ne soyons pas mauvaises langues pour ce prix-là, ils ont fait quelques kilomètres supplémentaires pour nous emmener devant la route du château qui nous intéresse aujourd'hui : Peles ! Mais ils auraient peut-être dû nous le signaler au départ ? Apparemment c'est courant en Roumanie quand on fait du stop.

 

Nous commençons donc notre ascension vers les hauteurs de Sinaia, coincées entre les vieilles maisons d'un côté et le vert incroyable des Carpates.

 

Verdure

Vert Carpate !

 

Notre premier arrêt tombe sous le sens : des bus, pleins de touristes, une belle église, ce doit être intéressant ! Nous voici en train de visiter le monastère de Sinaia.

 

Monastere sinaia

 

Monastère de Sinaia

 

Une petite église cachée dans une petite cour, en bois et peinte, me plait particulièrement.

 

 

Sinaia porte

 

 

Puis nous reprenons notre petit bonhomme de chemin, au soleil, en sifflotant. Cette fois notre destination est bien Peles, le fameux ! Château inauguré vers 1870 si mes souvenirs sont bons, commandé par le roi Carol I.

 

 

peles

 

Chateau de Peles, avouez que c'est beau !

 

L'intérieur est incroyablement bien agencé ! Imaginez un château avec ascenseur et chauffage central ! Tout est en bois, tout est travaillé sans que c'en devienne oppressant. La visite vaut vraiment le détour. Il faut attendre un peu, la visite est toujours guidée. En anglais, mais en insistant un peu et en réunissant quelques francophones, on vous la fera bien en français. Mais avant toute chose...

 

 

chausson

 

... on enfile ses chaussons !! Pas question de rayer le plancher !

 

Verriere

 

La verrière.

 

 

baignoire

 

Salle de bain, avec eau chaude, eau froide, au choix ! et le sèche serviette svp !!

 

Incroyable je vous dis ! Mais déjà il faut songer au retour...

Nous rejoignons dehors une belle expo de vieilles voitures stylées, qui défilerons ensuite dans Sinaia, un peu plus bas.

 

voiture

 

Mmmmh... vous prenez les autostoppeuses ??

 

Apparemment non ! Mais une Dacia rouge avec un couple de cow boys travaillant dans le film d'animation, c'est bien aussi ! Surtout quand ils proposent de faire un petit détour par la vallée d'à côté, les bouchons de la vallée de la Prahova sont trop insupportables quelle chance pour nous !

Nous passons donc... un col ! Youpii ! Et du vert, encore du vert, lors de la traversée du parc national des Monts Buciegi, c'est beaaau !! Nous avons même droit à certains de leurs courts métrages sur un téléphone portable accroché au rétroviseur.

Puis un petit arrêt à Targoviste qu'ils tenaient à nous faire visiter : il s'agit de la capitale de Vlad Tepes, alias Dracula. Malheureusement le château était fermé, nous repartons donc de plus belle, jusqu'à Bucarest, où ils nous laissent devant une bouche de métro, à un arrêt de l'appart', où nous attend d'ailleurs un bon boeuf-carrotte par ma super coloc !!

 

Si c'est pas beau la vie quand-même...

 

 



Publié à 22:16, le 8/06/2011, dans A travers la Roumanie, Sinaïa
Mots clefs : pelesorsinaiapelesroumanieautostopstopmonastere
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6 + 31 + 7 = 42 jours sans eau chaude

 

Assise sur les toilettes, oh mais quelle est cette petite bestiole qui passe à toute vitesse ? Un ravissant petit cafard, tout comme mon baromètre de moral. La cuisine étant petite, il a bien raison d'étendre un petit peu son territoire dans l'appartement. Encore un coup des Allemands, d'après une source sûre de l'immeuble... (si si si on nous l'a dit !!)

 

Pour me détendre, une petite douche peut-être ? Ah non, c'est vrai, j'ai failli oublier que cela fait un mois et demi que l'eau chaude n'arrive plus à la salle de bain. Mais ce doit être de notre faute, parce que quand Mr C. entre dans l'appartement à l'improviste, l'eau chaude qui était revenue repart le lendemain, elle ne doit pas aimer rester avec nous : c'est bien connu, même l'eau en Roumanie déteste les Françaises.

 

Le mieux c'est que les weekends où nous ne sommes pas à Bucarest, nous apprenons par mail que le débit est normal à la salle de bain et à la cuisine durant notre absence, vérification effectuée par M.C bien-sûr, un homme de confiance. Il en a de la chance cet homme-là de savoir si bien s'y prendre avec la chaudière ! Il en perd la mémoire a peine 3 jours plus tard et en devient incapable de se rappeler du moment où il a pénétré chez nous dit-donc ! Certainement que quand il rentre avec son jeu de clé et qu'il trouve des filles en train de se changer pour sortir, ça le marque plus. Mais il est TELLEMENT doué pour réparer les volets, on lui pardonne ?

 

 

 

(spéciale dédicace à ma géniale coloc' et à mon pôpa) 

 

 

Surtout que Mme Cafard l'aide en venant mettre la chaudière en stand-by quand elle s'aperçoit que nous ne sommes pas là quelques jours, des fois que pas assez de gens rentrent chez nous comme dans un moulin. Nous devrions peut-être laisser des petits gâteaux sur la table de la cuisine, comme pour le Père Noël ? Ah mais non, c'est vrai : les cafards...

 

 



Publié à 14:24, le 7/06/2011, dans Vivre en Roumanie, Bucarest
Mots clefs : problèmebucarestroumanieappartement
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